Ma petite bibliothèque végétalienne et antispéciste

Essais antispécistes et livres de cuisine végétalienne

Dans le cadre du Mois Végane Romand, organisé par l’association PEA – Pour l’Égalité Animale et qui se déroule pendant tout le mois de novembre, j’ai eu envie de vous proposer une petite série de billets traitant d’alimentation végétalienne et de véganisme. Au programme: des idées de repas pour une semaine végétalienne, une bonne adresse végane à Fribourg, les lectures antispécistes qui m’ont le plus marquée et mes livres de cuisine végétale favoris, et un bilan de mon propre cheminement après trois ans de végétarisme.

Depuis un peu plus de trois ans, je commence à avoir lu pas mal de livres traitant d’éthique animale et d’antispécisme, et j’avais très envie de vous en parler dans un article dédié, plutôt que parmi mes bilans de lecture habituels. Parmi les livres en question, il y en a eu que j’ai trouvés intéressants mais sans plus; d’autres dans lesquels je peine à avancer pour diverses raisons; d’autres encore que j’ai interrompus après quelques dizaines de pages, agacée par des affirmations du style « si vous êtes convaincu·e par les arguments en faveur du véganisme, alors c’est simple, devenez végane » – j’aimerais tant que ça soit si facile…

Et puis il y a les lectures qui m’ont remuée, qui m’ont encouragée à progresser dans ma démarche vers une alimentation végétale, qui ont nourri mes réflexions sur notre rapport aux animaux et m’ont aidée à déconstruire la vision du monde spéciste que je considérais comme une norme. Les trois livres dont je vous parle ici sont des « classiques » de la littérature antispéciste occidentale; si vous vous intéressez à la question, il est probable que vous les ayez déjà lus ou au moins que vous en ayez déjà entendu parler à plusieurs reprises. Je pense que chacun d’eux constitue une bonne base de réflexion et d’informations, mais aussi un accompagnement précieux dans la démarche personnelle de tout·e aspirant·e végane. Ils l’ont été pour moi, en tout cas, et je ne peux qu’en conseiller la lecture.


Faut-il manger les animaux ? Jonathan Safran Foer, Éditions Points (poche)

À la naissance de son fils, Jonathan Safran Foer se pose la question de la nourriture qu’il souhaite proposer à son enfant. Jusque là végétarien intermittent – « un végétarien qui, à l’occasion, mange de la viande » – il décide de s’interroger sur ce qu’est vraiment la viande: comment est-elle produite ? Comment sont traités les animaux ? Quelles sont les conséquences économiques, sociales, écologiques liées au fait de les manger ? Viennent ensuite les questions d’ordre moral: les traditions et le goût suffisent-ils à justifier les souffrances que nous imposons aux animaux destinés à finir dans nos assiettes ?

Il s’agit du tout premier essai traitant d’éthique animale que j’ai lu, quelques mois après avoir entamé ma transition vers une alimentation végétarienne. J’en étais au tout début de ma réflexion sur le sujet, et même si j’étais déjà convaincue du bien fondé d’une alimentation végétarienne, je n’avais qu’une idée assez vague des problèmes éthiques et environnementaux liés à la consommation de chair animale. Faut-il manger les animaux ? a donc constitué une excellente entrée en matière, puisque l’auteur y propose une vaste enquête sur l’industrie de la viande, afin de nous permettre de comprendre ce qu’implique le fait d’en manger. Il mélange ses propres réflexions à des témoignages de militants de la cause animale, d’éleveurs indépendants qui luttent contre les pratiques de l’agriculture industrielle, d’éleveurs reconvertis, d’employés d’abattoirs. Le discours n’est jamais culpabilisant ou moralisateur, l’auteur cherche avant tout à comprendre les mécanismes socio-culturels à l’œuvre derrière nos habitudes alimentaires. La conclusion est néanmoins claire: les animaux méritent mieux que ce que nous le sort funeste que nous leur infligeons. Je me souviens avoir trouvé, à l’époque, cette lecture parfois très dure, mais surtout très instructive et éclairante.

Nous vivons dans un monde où il est considéré comme normal de traiter un animal comme un bout de bois, et extrémiste de traiter un animal comme un animal.

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Jusqu’à quel point une pratique culinaire doit-elle être destructrice avant que nous décidions de manger autre chose ? Si le fait de savoir que l’on contribue aux souffrances de milliards d’animaux qui mènent des vies misérables et (bien souvent) meurent dans des conditions atroces ne parvient pas à nous motiver, qu’est-ce qui le fera ? Si le fait d’être le premier contributeur à la principale menace qui pèse sur la planète (le réchauffement climatique) n’est pas suffisant, qu’est-ce qui le sera ? Et si vous avez envie de repousser ces questions de conscience à plus tard, de dire « pas maintenant », alors, quand ?


Les animaux ne sont pas comestibles Martin Page, Éditions Marabout (poche)

Dans cet essai, Martin Page fait le récit de son cheminement vers le véganisme, vers un mode de consommation plus éthique, plus réfléchi. Il partage les réflexions qui l’ont amené sur cette voie, les difficultés rencontrées au quotidien, les découvertes, les questionnements et les réactions que cela suscite auprès de son entourage.

J’ai lu ce livre en début d’année, à un moment où j’avais l’impression de stagner dans mon propre cheminement. Les discussions avec mon entourage me frustraient, j’étais lassée qu’on présente ma démarche comme un choix purement personnel, agacée aussi bien par la lenteur de ma progression que par l’indifférence que je percevais (et soyons honnête: que je perçois toujours) autour de moi lorsque j’évoque la cause animale. Le livre de Martin Page m’a apporté exactement l’appui et la source de motivation dont j’avais besoin.

Je me suis beaucoup retrouvée dans son parcours: les doutes, les questionnements, les difficultés qu’il décrit sont ceux que je rencontre moi-même. J’ai également beaucoup apprécié la bienveillance et l’empathie qu’il revendique tout au long de son texte: envers les animaux, bien sûr; envers nous-mêmes lorsque nous ne nous sentons pas à la hauteur de nos idéaux; mais aussi envers les autres, ceux et celles qui ne sont pas véganes. Sans jamais excuser le spécisme, il insiste sur la nécessité de prendre en compte le contexte social, financier ou familial qui peuvent être autant d’obstacles à une remise en question de nos valeurs et de nos habitudes, et à une transition vers le véganisme. Il milite pour la fin de l’exploitation animale, mais rappelle également que ce qu’il faut combattre, c’est le système qui nous amène à croire que cette exploitation est normale et indispensable.

J’ai mis du temps à aller vers le véganisme. Comme en toutes choses, j’ai été un mauvais élève. Ne plus manger d’animaux m’a pris bien plus de temps que je ne l’aurais voulu.
Ça tient à mon histoire. Ça tient aussi au fait qu’on a peu d’alliés si on désire changer son rapport aux animaux. La société plébiscite le carnisme, elle le récompense, elle le soutient, elle l’encourage. Il est socialement admis de dire: « J’aime les animaux, j’ai pleuré à la mort de mon chien » et, l’instant d’après, de mordre dans une cuisse de poulet. Il est socialement admis de dire: « J’aime les animaux » et, l’instant d’après, d’offrir un poisson rouge à son enfant.

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Je ne suis pas seulement végane pour les animaux, parce que j’aime les animaux. Je le suis aussi pour les êtres humains: je ne veux pas que nous soyons l’espèce de la cruauté.

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Force est de constater que le véganisme reste l’engagement d’une extrême minorité. C’est normal: nous luttons contre un état de fait ancestral, nous luttons contre des habitudes culturelles ancrées en chaque être humain, nous luttons aussi contre l’industrie agroalimentaire et contre des gouvernements conservateurs. Le public s’indigne quand il découvre le traitement infligé aux animaux dans les abattoirs (il y a une sympathie universelle à l’égard des animaux), pourtant il passe vite à autre chose. Nous sommes sensibles à leur sort, mais nous sommes éduqués à oublier.


Planète Végane, Ophélie Véron

Planète Végane Ophélie Véron, Éditions Marabout (grand format)

Planète Végane est un guide aussi bien théorique que pratique, qui traite de multiples aspects du véganisme. Ophélie Véron y aborde l’histoire du végétarisme, des mouvements philosophiques et religieux qui, à travers le monde, se sont intéressés et s’intéressent encore à la question animale. Elle évoque les questions écologiques, détaille les différents secteurs dans lesquels nous exploitons les animaux – l’alimentation, bien sûr, mais aussi l’industrie textile, cosmétique, pharmaceutique ainsi que les divertissements – et propose des solutions concrètes pour devenir végane et le rester. Elle insiste d’ailleurs là-dessus à plusieurs reprises: selon une étude menée aux États-Unis il y a quelques années, on estime que 84% des personnes végétariennes, végétaliennes ou véganes finissent par consommer à nouveau de la viande, du poisson ou des produits animaux 1. À cause d’une transition trop rapide, d’un manque de soutien de l’entourage, de la difficulté sociale d’assumer un mode de vie qui s’écarte de la norme.

Même si l’autrice aborde les idéaux antispécistes ainsi que les dimensions politiques de la cause animale, et qu’elle explique de manière très claire pourquoi le véganisme ne saurait être réduit à un choix personnel, son livre est avant tout pragmatique. On y trouve des conseils nutritionnels, des listes de labels pour les produits cosmétiques et ménagers, des marques qui proposent des vêtements et des chaussures sans matières animales. L’aspect social du véganisme est également abordé: comment bien vivre son véganisme au travail, avec ses ami·e·s, au sein d’une famille omnivore, et quelles stratégies de communication mettre en place pour établir un dialogue bienveillant et serein avec son entourage. À la lecture de ce son texte, j’ai non seulement appris plein de choses, mais surtout je me suis sentie aidée et encouragée dans ma volonté de faire toujours un peu mieux pour les animaux.

En ce sens, être végane est bien plus qu’un simple mode de vie: il s’agit d’un mouvement philosophique, social et politique. C’est la raison pour laquelle s’abstenir d’exploiter les animaux n’est pas une question de choix personnel, mais une question de société. Il ne s’agit pas simplement pour chacun·e de cesser de manger des côtelettes ou de boycotter les saucisses de la cantine, mais de réévaluer complètement la relation des êtres humains aux animaux et de demander que les intérêts de ces derniers soient enfin pris en compte.

*

On oublie parfois que l’on n’est pas né·e végane et que brandir chiffres et vidéos sanglantes ne suffit pas toujours pour convaincre les autres d’abandonner, non seulement une vision du monde, mais également des repères quotidiens auxquels sont associés plaisir, souvenirs et habitudes sociales.

Pour aller plus loin

  • Plaidoyer pour les animaux de Matthieu Ricard
  • Voir son steak comme un animal mort de Martin Gibert, qui s’intéresse aux questions morales, éthiques et philosophique liées à la consommation de produits animaux.
  • Vache à lait – Dix mythes de l’industrie laitière d’Élise Desaulniers
  • Profession: animal de laboratoire d’Audrey Jougla
  • À quoi pensent les poissons ? de Jonathan Balcombe

Voici ensuite une sélection de mes livres de recettes préférés, ceux que j’utilise régulièrement comme sources d’inspiration. Comme pour beaucoup de gens, c’est l’alimentation qui m’a amenée à me questionner sur le spécisme et mon propre rapport aux animaux. Je suis toujours très agacée lorsque je vois des militant·e·s animalistes et antispécistes dénigrer le travail effectué par les auteurs et autrices culinaires véganes, alors que démocratiser la cuisine végétale me semble être une étape indispensable si on veut envisager la fin de l’exploitation animale. Parce que c’est là qu’on rencontre de nombreux freins au véganisme – la plupart des gens trouveront plus difficile de renoncer au gruyère qu’à l’achat d’une nouvelle pair de chaussures en cuir – et que ce que nous mangeons est entouré de traditions et d’aspects culturels auxquels on attache une grande importance. Je pense qu’il est pertinent de s’interroger sur l’aspect émotionnel de notre alimentation, mais je sais aussi que le passage à une alimentation végétale m’a tout de suite semblé beaucoup moins terrifiant lorsque j’ai réalisé que ça n’impliquait pas de renoncer pour toujours aux lasagnes.


200 recettes vegan

200 recettes vegan Emma Jane Frost & Nichola Palmer, Éditions Marabout

Il s’agit du tout premier livre de recettes véganes que j’ai acheté, à une époque où je commençais à peine à m’intéresser à la cuisine végétarienne. J’ai toujours beaucoup aimé cette collection de petits livres édités par Marabout, qui contiennent une grande quantité de recettes en général faciles à réaliser et surtout qui coûtent vraiment très peu cher. Celui-ci ne fait pas exception, j’ai trouvé que c’était un livre parfait pour se lancer dans la cuisine végétale. Les recettes sont dans l’ensemble très simples, variées, ne requièrent pas d’ingrédients compliqués à trouver quand on n’habite ni Paris, ni Berlin, et toutes celles que j’ai testées étaient absolument délicieuses.

Mes recettes préférées et à tester: Champignons Strogannoff; muffins à la carotte et à la pomme; soupe de tomate au vinaigre balsamique; poêlée de chou-fleur et pois chiches; petits roulés à la cannelle et noix de pécan.


Vegan débutant, Marie Laforêt

Vegan débutant Marie Laforêt, Éditions La Plage

Je possède plusieurs livres de cuisine de Marie Laforêt (et je consulte régulièrement son blog), qui sont toujours sublimes et remplis de recettes délicieuses, mais je dois avouer un faible pour celui-ci. Comme son titre l’indique, on y trouve des recettes accessibles quand on début en cuisine végétale. Pour ma part, même si je ne me considère plus comme débutante, j’apprécie la simplicité des plats proposés, le fait d’y retrouver des goûts et des types de plats connus. C’est une source d’inspiration parfaite aussi bien pour nos repas quotidiens que lorsque nous avons des invité·e·s à qui nous souhaitons montrer que la cuisine végane, ce n’est pas de la salade verte sans sauce et du tofu nature enrobé de graine bizarres.

Mes recettes préférées et à tester: Gratin de pâtes farcies à la ricotta végétale et aux épinards; quiche végétale; burgers de haricots rouges; nouilles sautées au tofu et aux légumes; carrés de polenta aux épinards; cake marbré au chocolat.


Veganissimo, Angélique Roussel

Veganissimo Angélique Roussel, Éditions La Plage

Je parcours le blog d’Angélique, La Gourmandise selon Angie, ainsi que son compte Instagram depuis plusieurs années, c’est une de mes sources d’inspiration préférées en matière de nourriture végétale. Ses recettes sont toujours très créatives et gourmandes, et j’aime énormément son style photographique (j’adore la photographie culinaire, les livres de cuisine ont toujours eu pour moi un petit côté livre d’art; de belles photos font d’ailleurs partie de mes critères d’achat). J’ai également un gros faible pour la cuisine d’inspiration italienne, autant vous dire que j’affectionne particulièrement ce petit livre qui propose des plats simples, sans chichis et délicieux, qu’on a envie de partager.

Mes recettes préférées et à tester: Gnocchi à la sauge; muffins façon pizza; risotto complet à la tomate; carbonara au tofu fumé; crumble d’aubergine; baci di dama (petits biscuits à la noisette fourrés de pâte à tartiner); amaretti au citron.


La cuisine de Jean-Philippe, Jean-Philippe Cyr

La cuisine de Jean-Philippe Jean-Philippe Cyr, Éditions La Plage

Une autre figure bien connue de l’Internet culinaire végane, Jean-Philippe Cyr a travaillé pendant plusieurs années comme chef dans des restaurants avant de se convertir au véganisme et d’ouvrir son blog. Son livre regroupe une centaine de recette qui en sont, pour la plupart, issues. On y trouve des idées de repas allant du petit déjeuner au dessert, des plats d’inspiration asiatique aussi bien qu’européenne. C’est varié, créatif, j’ai notamment découvert une très chouette façon de préparer le tofu (enrobé de fécule de maïs puis poêlé pour le rendre bien croustillant, c’est un délice).

Mes recettes préférées et à tester: Tofu Général Tao; pad thaï; aubergines à la parmigiana; parmentier de lentilles; « Mac n Cheese »; tarte au citron meringuée.


Un grand Noël Vegan

Un grand Noël Vegan Éditions La Plage

Les repas de fête peuvent être un sacré challenge quand on tend vers une alimentation végétale… j’en sais quelque chose ! L’année dernière, mon mari et moi avons eu envie de proposer un repas 100% végane à ma famille (c’est à dire ma maman, mes sœurs et leurs amoureux), et je me suis offert ce très beau livre comme source d’inspiration. On y trouve treize menus de fête, de l’entrée au dessert, avec pas mal d’options pour les personnes qui ne consomment pas de gluten. J’aime énormément la diversité des plats, proposés par seize autrices culinaires différentes, on y trouve aussi bien des recettes très élaborées avec des ingrédients un peu particuliers, que des idées beaucoup plus simples. Le point commun entre toutes: une immense créativité, et les sublimes photos de Carolin Strothe qui donnent envie de tout tester.

Si vous cherchez des idées véganes pour votre repas de Noël, j’avais également épinglé pas mal de recettes sur un tableau Pinterest dédié.


Cuisine indienne végétarienne, Sandra Salamandjee

Cuisine indienne végétarienne Sandra Salamandjee, Éditions Mango

J’aime énormément la richesse et les saveurs de la cuisine indienne, où les plats végétariens sont très habituels – il s’agit du pays qui compte le plus grand nombre de personnes végétariennes, entre 30 et 40% de la population.

Sandra Salamandjee, alias Sanjee, est également blogueuse, autrice culinaire et cheffe à domicile. Si son blog comprend des recettes à base de viande, les recettes végétariennes y ont une belle place et c’est à ce type de cuisine qu’elle a choisi de consacrer son quatrième livre. Les plats qu’elle y propose sont colorés et appétissants, on y trouve plusieurs variantes de dhal et de currys, des recettes de base indiennes classiques (naans, samossas, chutneys, déclinaison de raita), des plats complets où les légumes et les épices sont à l’honneur.

Certaines recettes sont naturellement végétaliennes, et les quelques produits laitiers utilisés dans les autres peuvent très facilement être remplacés par des équivalents végétaux: le ghee (du beurre clarifié, très utilisé dans la cuisine Ayurvédique) par de l’huile d’olive ou de coco, le yaourt au lait de vache par du yaourt de soja. Même le paneer, un formage blanc à base de lait caillé, le seul fromage consommé traditionnellement en Inde, peut être préparé à partir de lait de soja, ou simplement remplacé par du tofu lactofermenté.

Mes recettes préférées et à tester: Samossas aux légumes; bhel puri (un snack salé à base de riz soufflé); velouté de lentilles et patates douces à la crème de coco; légumes grillés tandoori; curry de pois chiches; courgettes tikka masala; dosa massala (crêpes de riz et de lentilles garnies de curry de légumes).


Magazine Esprit Veggie

Esprit Veggie

J’achète assez peu de magazines de cuisine, à l’exception occasionnelle du Slowly Veggie que je trouve plutôt chouette, et du Esprit Veggie dont je pense n’avoir raté aucune publication. C’est un très beau magazine (ce qui, soyons honnête, se ressent sur son prix) qui sort quatre fois par année et propose à chaque fois plusieurs pages de recettes de saison. On y trouve aussi des interviews de personnalités du milieu végane français, des dossiers sur différentes thématiques liées à l’alimentation ou à la cause animale, des comparaison de produits.

Il s’agit d’un magazine végétarien, mais je dirais qu’en tout cas la moitié des recettes sont végétaliennes, avec également beaucoup de propositions sans gluten ou sans lactose. Les thématiques traitées dans les dossiers et interviews vont quant à elle toujours dans le sens de la fin de l’exploitation animale; même si une partie des recettes proposées contiennent des œufs ou des produits laitiers, ça n’empêche pas de se questionner sur leur place dans notre alimentation, de promouvoir des alternatives végétales aussi bien dans nos assiettes que pour nos vêtements ou nos cosmétiques. Ce choix peut sembler paradoxal, mais je pense aussi que l’étiquette végétarienne offre au magazine un lectorat plus important que s’il était estampillé végane. Et qu’amener des personnes végétariennes, déjà sensibles à la cause animale, à poursuivre plus loin leur questionnement ne peut être qu’une bonne chose.

Sources et références

  1. Study of Current & Former Vegetarians and Vegans

1 commentaire

  1. Virginie

    Répondre

    Coucou,
    Est-ce qu’à l’occasion, tu me prêterais le Marie Laforêt?
    Bisous
    Virginie

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