Ma progression vers le végétarisme

Ma progression vers le végétarisme

En avril 2015, j’ai décidé de réduire au maximum ma consommation de viande et de poisson.

Au départ, mon but sur le long terme n’était pas très clair; j’envisageais le végétarisme depuis longtemps, sans pour autant me sentir le courage de franchir le pas. Je n’ai pourtant jamais été une grande consommatrice de viande (en revanche je mangeais beaucoup de poisson), mais je n’imaginais pas renoncer de manière définitive à certains repas carnés que je mangeais avec plaisir, parfois depuis toute petite. Et encore moins à mes sushis au saumon hebdomadaires (oui, hebdomadaire, niveau sushis je reviens de loin). J’affirmais d’ailleurs souvent que c’était à cause de tel ou tel plat que je ne pourrais jamais devenir végétarienne.

Dans un premier temps, je voulais donc juste espacer le plus possible mes repas à base d’animaux, supprimer ceux dont j’estimais pouvoir me passer facilement, et pour la suite, on verrait plus tard.

Et pourtant, depuis ce fameux mois d’avril mon alimentation a été presque entièrement végétarienne: en dix mois, j’ai mangé de la viande trois fois, j’ai craqué deux ou trois fois pour des sushis, et c’est tout. Et vous savez quoi ? Ça va très bien. Je ne me sens pas frustrée, la sauce bolognaise, le poulet rôti et les crêpes au thon ne me manquent finalement pas tant que ça, et ces derniers mois ont été riches en découvertes alimentaires.

Je pense que le fait de ne m’être mis aucune pression m’a beaucoup aidée. J’ai décidé dès le départ d’être indulgente avec moi-même: si j’avais envie de viande, je m’accorderais le droit d’en manger sans culpabilité ni avoir à m’en justifier auprès de qui que ce soit. Chaque samedi, au moment d’établir la liste des repas pour la semaine à venir, je m’interrogeais sur mon envie ou non d’un repas à base de viande ou de poisson. Et presque à chaque fois, j’ai constaté que je n’en avais pas si envie que ça, je reportais donc la question à la semaine suivante. C’est comme ça qu’on a enchaîné plusieurs mois d’affilée où tous nos repas étaient végétariens. Peu à peu, c’est devenu une habitude, de nouveaux types de plats se sont fait une place dans notre routine culinaire, et aujourd’hui la question ne se pose quasiment plus.

Pourquoi avoir décidé de sauter le pas ?

Je n’ai pas eu de déclic, de moment où je me suis dit « maintenant ça suffit j’arrête la viande ». Ça s’est fait de manière de manière naturelle et progressive, il s’agit de l’aboutissement logique d’une période de réflexion et de documentation qui durait depuis pas mal de temps (et dont le vrai aboutissement logique et cohérent serait le végétalisme, j’en parlerai plus tard). Je suis sensible depuis longtemps aux problèmes éthiques, écologiques, sanitaires et humains que causent les élevages industriels d’animaux. Ces dernières années, on a beaucoup parlé de la réalité de ces types d’élevages, de la manière dont les animaux y sont traités tels une vulgaire marchandise, de l’horreur des abattoirs; on ne peut plus prétendre ignorer la souffrance, la pollution et le gaspillage engendrés par cette industrie. Libre à chacun, ensuite, de faire ce qu’il veut – et ce qu’il peut – de ces informations.

Pour ma part, bien avant de devenir végétarienne, j’avais déjà choisi de ne pas feindre l’ignorance. Si je mange des animaux – ou des œufs, ou du fromage, que je consomme toujours, je préfère être consciente de ce que ça implique plutôt que me cacher derrière des fausses excuses destinées uniquement à m’éviter de trop culpabiliser. J’ai laissé l’idée d’un possible végétarisme faire lentement son chemin dans mon cerveau, et j’ai fini par me demander si « mais j’aime trop les lasagnes »* suffisait à légitimer le fait de tuer des être vivants et de saccager notre planète. Aujourd’hui, pour moi la réponse est clairement non (mais pendant longtemps j’ai estimé que oui, les lasagnes et les sushis au saumon en valaient largement la peine).

J’ai la chance de ne souffrir d’aucune maladie ou intolérance liées à mon alimentation, de vivre dans un pays où la nourriture est abondante, où ma survie et ma santé ne dépendent pas du fait de devoir tuer des animaux. Si je continuais à manger de la viande et du poisson, c’était uniquement par goût, par plaisir. Par habitude aussi; comme la plupart des habitants de pays riches, j’ai grandi avec cette idée qu’il est tout à faire normal de manger une cuisse de poulet ou un steak de bœuf, ou de boire du lait de vache, alors que ces produits ne nous sont pas forcément indispensables.

Et ces habitudes sont justement ce qui est le plus difficile à « combattre » pour moi. J’ai grandi avec les lasagnes** de ma maman et l’odeur appétissante du poulet rôti, j’y associe des tas de bons souvenirs, gustatifs mais pas uniquement. Prendre la décision d’y renoncer n’a pas été facile, et j’avoue que, parfois, je me dis encore que je me compliquais quand même bien moins la vie quand j’étais omnivore (après ça en général je vais vite câliner mes chats, pour me rappeler que si leur vie a tant de valeur à mes yeux, il n’y a pas de raison que je n’en accorde aucune à celle d’une vache ou d’un cochon).

* / ** depuis que j’ai testé de fabuleuses lasagnes végétariennes à base de courge spaghetti, j’ai découvert que même mon plat préféré n’était heureusement pas irremplaçable :p

« Mais tu vas avoir des carences ! »

On imagine souvent que les végétariens et végétaliens sont des hippies tout pâles et faibles, souffrant de multiples carences liées à leur alimentation à base de salade verte. Alors c’est sûr que si on ne mange QUE de la salade verte, des pâtes et des frites, à terme ça va sans doute poser problème – de la même manière que pour un omnivore qui ne mangerait QUE du steak et des patates. Comme dans tout régime alimentaire, le plus important pour éviter les carences, c’est de veiller à avoir une alimentation variée et équilibrée.

Quand on décide de faire la transition vers une alimentation végétarienne, ça implique de se renseigner sur les sources végétales de vitamines / protéines / fer / etc. et de revoir un peu son alimentation globale. Ça m’inquiétait un peu peur au début, je craignais que ça soit compliqué, je n’avais pas envie de devoir analyser systématiquement le contenu de mon assiette, mais ça s’est fait très naturellement. J’aime manger, j’aime préparer des bons repas, et si j’avais retiré la viande et le poisson de mon alimentation sans rien introduire de nouveau à la place, je me serais très vite ennuyée.

Beaucoup de gens semblent particulièrement soucieux d’une potentielle carence en protéines. On associe très souvent viande et protéines, alors qu’elles sont présentes partout, et en quantité plus importante dans certains végétaux que dans la viande.

Les végétaLiens sont en revanche exposés à une carence en vitamine B12, qui n’est pas présente dans les végétaux et qui est indispensable à notre système nerveux. Dans ce cas, il faudra veiller à avoir un apport suffisant en vitamine B12 via des compléments alimentaires ou des aliments enrichis. Le risque de carences est moins grand chez les végétaRiens, car la B12 est présente dans certains fromages ainsi que dans les œufs de poule.

Si la question vous intéresse, la créatrice de cette vidéo explique de manière très claire et détaillée comment bien équilibrer un régime alimentaire végétarien ou végétalien.

Concernant la B12, cet article très complet de VeggieRomandie.ch explique tout ce qu’il faut savoir sur cette vitamine, et comment éviter les carences.

Toujours sur VeggieRomandie.ch, un article très intéressant selon lequel la nécessité de combiner légumineuses et céréales pour obtenir des protéines « complètes » serait en réalité un mythe.

Pauline du blog Un Invincible Été explique ici pourquoi l’argument anti-végé « mais si tu dois prendre des compléments alimentaires, ça veut dire que ce régime n’est pas adapté à l’être humain » ne tient pas la route.

« Mais alors tu manges quoi ?? »

J’entends cette question assez souvent, de la part de personnes qui on du mal à envisager d’enchaîner deux repas sans viande – en général j’aime répondre que je me nourris de graines car je suis devenue un écureuil. Et si on en croit mon compte Instagram (oui voilà j’aime photographier mes repas), et bien je mange plein de très bonnes choses !

Curry de légumes chez Nusu, Bienne Salade de quinoa, courgettes et feta Petit pique nique au bord du lac Tarte épinards chèvres au Bubble Café, Lausanne Le retour des petites salades: mâche, falafels, avocat et noix de cajou Tartines toastées au houmous maison, citron et avocat Salade de légumes grillés, figues et mozzarella au Café de Grancy, Lausanne Riz basmati complet aux lentilles corail, galette de pois chiches, tomates dattes et persil frais Le délicieux buffet végétarien de Tibits à Bern Brunch végétarien chez Bistrot et Chocolat, Strasbourg

Un des avantages de ma transition vers le végétarisme, c’est que ça m’a poussée à diversifier mon alimentation et à découvrir plein de nouveaux plats. Quand nous sommes partis de chez nos parents pour emménager ensemble, mon amoureux et moi cuisinions très peu, en partie par flemme mais surtout parce que ça ne nous intéressait pas plus que ça et que nous n’y connaissions rien. Devenir végétarienne m’a amenée à revoir mes nombreux à priori alimentaires, et à donner une chance à certains aliments que j’étais persuadée de ne pas aimer.

Je suis devenue plus curieuse et plus persévérante, probablement un peu plus créative aussi. J’aime essayer de nouvelles recettes trouvées dans ma collection grandissante de livres de cuisine végé ou répertoriées sur Pinterest, expérimenter avec des ingrédients que je n’ai pas forcément l’habitude d’utiliser (et bon les soirs de flemme existent toujours hein, heureusement que les pâtes existent).

Alors bon concrètement, je mange quoi ?

  • Des légumes. Plein de légumes. De préférence locaux, souvent bio, toujours de saison (les tomates et les courgettes espagnoles en janvier, y’a pas moyen).
  • Des fruits frais, que j’aime particulièrement manger avec mon petit déjeuner ou si j’ai un petit creux en cours de matinée. J’essaie également de privilégier les fruits locaux et de saison, avec une exception pour certains fruits exotiques tels que la banane.
  • Des légumineuses: lentilles, haricots rouges, pois chiches… C’est la grande nouveauté dans mon alimentation, je n’en mangeais jamais jusqu’à l’année passée, j’ai eu du mal au début mais j’y ai vraiment pris goût. Les légumineuses sont une excellente source de protéines végétales, et ont aussi l’avantage d’être riches en fer, en fibres et en vitamines, d’être très nourrissantes et de ne pas coûter cher.
  • Des céréales. Je suis une grande amoureuse des pâtes, j’essaie de me limiter un peu sinon je pense que je pourrais en manger tous les jours. Je les choisis maintenant de préférence à la farine d’épeautre, histoire de varier un peu et de ne pas manger que du blé, qui est déjà omniprésent partout. On consomme aussi pas mal de riz (risottos, riz complet, basmati, de Camargue, le choix est vaste), et de manière moins fréquente du quinoa et des graines de sarrasin. J’ai également mon mélange fétiche de flocons de céréales pour mon granola maison du matin: avoine, sarrasin, riz complet et millet. Miam.
  • Des oléagineux – mais si vous savez, les trucs qui font de l’huile: amandes, noix (de pécan, de cajou), noisettes, graines de tournesol, de lin… Il s’agit d’une source intéressante de nutriments et de « bonnes graisses », et une poignée de noix de cajou ça cale bien en cas de petit creux entre les repas !
  • Et évidemment du chocolat !

Et pour vous donner des idées, voilà quelques recettes que je cuisine régulièrement:

Être végétarien∙ne au quotidien

A la maison, ne plus manger d’animaux n’est vraiment pas un problème. Mon mari et moi avons appris à aimer cuisiner, nous étions déjà attentifs depuis quelques années à ce que nous consommions et préparons beaucoup de repas nous-mêmes. Le fait de nous être lancés ensemble dans cette démarche est d’ailleurs d’une grande aide à ce niveau-là. J’imagine que ça doit être un peu plus compliqué si un des membres du couple – ou de la famille – décide de rester omnivore et qu’il faut commencer à prévoir des repas différents.

Les repas pris à l’extérieur m’inquiétaient un peu plus. Dans la région où je vis beaucoup de restaurants ne se donnent pas encore la peine de proposer plus d’un plat végétarien (deux si on a de la chance), et en général mieux vaut aimer le risotto aux champignons, les tortellini à la ricotta ou la salade de chèvre chaud. Ce manque de choix et d’imagination est un peu décevant, mais j’ai quand même toujours trouvé de quoi me nourrir. Et il faut aussi reconnaître que ça commence à évoluer dans le bon sens. J’imagine que les restaurateurs se rendent compte que la clientèle végétarienne est un phénomène de moins en moins anecdotique, certains semblent enfin y faire un peu plus attention. En Suisse, même les deux principales chaînes de supermarchés s’y sont mises et proposent une gamme de produits végétariens ET végétaliens, franchement les falafels qu’ils suffit de passer 4 minutes à la poêle ça dépanne bien pour les soirs où on n’a pas envie de cuisiner.

Je constate en revanche que les produits laitiers, en particulier le fromage, sont très souvent présents dans les plats végétariens proposés par les restaurants. Ce qui m’amène à penser qu’être végétalien∙ne en société, quand on n’habite pas Berlin, est autrement plus compliqué.

Du côté de mon entourage plus ou moins proche, j’ai eu droit à quelques réactions un peu nulles et chiantes de la part de personnes qui contribuent à remplir ma grille de bullshit bingo végétarien (j’ai VRAIMENT dû débattre de la non existence d’un système nerveux chez les carottes avec une personne que je juge pourtant – d’habitude – parfaitement intelligente), mais dans l’ensemble tout se passe plutôt bien.

Dans ma famille et celle de mon mari, notre démarche est plus ou moins bien comprise selon les personnes, mais ils sont gentils et font toujours en sorte qu’on ait à manger quand on va chez eux. Ma maman a un peu paniqué au début, elle s’est demandé ce qu’elle allait bien pouvoir nous cuisiner lorsqu’elle nous inviterait (ce qui est absurde, la viande n’était de loin pas présente à tous les repas quand je vivais encore chez mes parents), jusqu’à ce qu’elle réalise que non seulement je n’avais pas mangé de viande chez elle depuis au moins deux ans, et qu’en plus il existe pleeein de recettes végétariennes très appétissantes.

En 2013, j’ai même cuisiné un repas de Noël végé pour ma maman, mes sœurs et nos amoureux, histoire de leur montrer qu’on peut très bien faire un repas festif qui ne tourne pas autour d’un plat de viande ou de poisson. Bon on ne va pas se mentir, je n’ai pas convaincu les foules avec mes tartelettes aux champignons et mes pommes duchesse maison, depuis la viande est revenue au menu de Noël (et je pense qu’on ne me laissera plus jamais cuisiner pour une « grande occasion »), mais c’était une expérience intéressante à laquelle les omnivores convaincus de ma famille ont l’air d’avoir survécu (et ils ont même trouvé ça bon).

Même si je sais très bien que ça ne les fera pas renoncer à leur steak, j’aime montrer à mon entourage qu’on peut faire de très bons repas végétariens, que ça peut être un mode d’alimentation varié et pas si compliqué qu’ils l’imaginent. Samedi dernier, mon beau-frère n’a d’ailleurs même pas réalisé qu’il n’y avait pas de viande dans le hachis parmentier qu’on lui a servi.

« Et le végétalisme ? »

Être végétalien, c’est ne consommer aucun aliment provenant des animaux: en plus de la chair, ça exclut principalement les produits laitiers et les œufs, voire le miel. J’en discutais dernièrement avec mon amie AL, elle aussi végétarienne, qui me disait que selon elle, le végétalisme est plus cohérent que le végétarisme. Et je la rejoins entièrement là-dessus. Si je refuse de cautionner la souffrance animale et la pollution engendrées par la consommation de viande, pourquoi est-ce que je tolère celles causées par la production d’œufs et l’industrie laitière ? J’ai envie de répondre « une chose après l’autre ». Et aussi que je manque sûrement un peu de courage.

Pour l’instant, adopter une alimentation végétalienne me semble encore trop compliqué, trop éloigné de mes habitudes alimentaires. Comme ça a été le cas dans un premier temps pour la viande, je préfère diminuer progressivement, à mon rythme, en commençant par ce qui me paraît le plus facile; j’ai beaucoup de mal à envisager de ne plus manger de fromage, en revanche j’ai déjà beaucoup réduit ma consommation de lait et de yaourts. Depuis le début de l’année, nous avons décidé de prévoir au moins un repas végétalien par semaine, et j’envisage de tenter une semaine entièrement végétalienne dans le courant des prochains mois.

Je ne suis pas sûre de vouloir devenir strictement végétalienne à terme, je ne me vois par exemple pas imposer à ma famille ou mes amis de cuisiner sans œufs ou produits laitiers lorsque je vais chez eux. Mais je suis déterminée à faire des efforts dans ce sens, au moins dans mon alimentation quotidienne.


Voilà donc où j’en suis aujourd’hui dans mes réflexions alimentaires et dans ma transition vers une alimentation que je juge plus respectueuse de notre planète et des êtres vivants avec lesquels nous la partageons.

Au quotidien, j’en parle relativement peu avec mon entourage. Je ne cherche à convertir personne, je pense que c’est un cheminement que chacun doit faire pour lui-même, s’il le souhaite, et à son rythme. Personnellement, je ne me serais pas sentie « prête » à devenir végétarienne il y a 5 ou 6 ans, et je me braquais quand on me parlait d’éthique animale. En m’accordant le temps et la réflexion dont j’avais besoin, j’ai réussi à définir mes propres valeurs et à faire des choix en accord avec elles. Il me reste encore du chemin à faire, mais j’avance petit à petit et je trouve cette transition passionnante.

4 commentaires

  1. Charlie

    Répondre

    Réflexion très intéressante ! Ton récit retranscrit bien le fait que ta transition s’est faite en douceur, en prenant le temps qu’il faut, et je pense que la solution est bien là.
    Personnellement je n’en suis encore qu’au tout début du cheminement, où j’essaye de consommer local, de saison et moins de viande. D’ailleurs notre séjour chez vous m’a permis de confirmer que oui l’alimentation sans viande ça peut être tout aussi délicieux ! Après, le principal obstacle pour moi c’est que je suis une grosse feignasse n’aime pas cuisiner (à part des pâtisseries), donc c’est vraiment là-dessus que ça risque de coincer et où je dois faire de gros efforts.
    Je me reconnais tellement dans ta phrase sur les sushis et les lasagnes : je ralentis aussi le pas là dessus, et j’espère vraiment pouvoir dire un jour que ça fait un bail que je n’ai pas mangé de sushis et que ça ne me manque pas.
    Je vais également essayer de préparer plus souvent ma nourriture pour le midi plutôt que d’aller manger à l’extérieur avec mes collègues, car c’est beaucoup plus dur de contrôler ce qu’on mange à l’extérieur.

    J’aime vraiment cet article que je me garde sous le coude (pour les recettes aussi ^^), pour sa conclusion que chacun doit mener son propre cheminement à son rythme. J’ai une connaissance végétalienne dans mes amis facebook, qui elle pour le coup fait du prosélytisme à tout va à coup de vidéos et d’arguments culpabilisants contre ces abrutis de carnivores, et je trouve que ça n’est vraiment pas la bonne manière de faire passer un message.

    1. Aline

      Répondre

      Merci ! 🙂

      J’avoue, j’ai aussi un peu de mal avec le discours de certains véganes un peu moralisateurs et culpabilisants, qui parlent des omnivores en tant que mangeurs de cadavres et violeurs de vaches. Dans mon expérience, à part braquer les gens, je n’ai pas l’impression que ça aide beaucoup. Après j’imagine aussi que ça peut être difficile, quand tu es convaincu d’avoir trouvé LA solution et de détenir la vérité, de ne pas s’enflammer et d’accepter de laisser aux autres le temps de faire ce cheminement par eux-mêmes. Alors que bon, la majorité des végétariens et des végétaliens ont été omnivores, c’est important de ne pas l’oublier.

      Prendre conscience que notre mode de vie peut être problématique, et accepter cette idée, je pense que c’est déjà un grand pas qui compte beaucoup. Parce qu’il va en découler une volonté de s’améliorer, même si c’est lentement, par petites étapes. Si tout le monde commençait par réduire sa consommation de viande, ça aiderait déjà à résoudre une partie des problèmes liés aux élevages industriels.

      Et alors je te rassure, manger moins de viande, ou ne plus en manger du tout, ça ne veut pas forcément dire passer sa vie en cuisine ! Autant j’aime prendre le temps de cuisiner des trucs un peu élaborés le week-end (entendons-nous, pour moi des lasagnes maison c’est un truc élaboré) autant la semaine on a rarement envie d’y passer des heures. Y’a plein de plats tous simples et complets (et très bons évidemment) qui ne nous prennent pas plus de 30 minutes. Ce qui marche bien aussi, c’est de cuisiner une double portion, ça te fait ton repas du lendemain pour le boulot, ou pour un soir sans envie de cuisiner ^^ (et puis si vraiment tu n’aimes pas cuisiner, tu as un mari non, faut que ça serve :p )

      (et si tu veux des recettes / idées de plats végé, j’en ai plein sur Pinterest et je t’envoie volontiers mes recettes-pas-compliquées-du-quotidien par email ^^)

      <3

  2. Charlie

    Répondre

    Oui, le principe de préparer un repas pour 4/6 personnes et du coup d’avoir ta gamelle du lendemain c’est très pratique ^^ Et oui justement Adrien aime bien cuisiner j’avoue que c’est un sacré avantage !

    (et du coup oui je veux bien des idées de recettes pas compliquées si ça t’embête pas, je vais déjà aller voir sur Pinterest ce que tu as mis 🙂 )

    1. Aline

      Répondre

      Ça ne m’embête pas du tout, au contraire ! Je te ferai un petit mail de bonnes recettes (que tu pourras ensuite transférer à Adrien :p ) ce week-end !

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